L’exposition « Les Immatériaux », conçue par le philosophe Jean-François Lyotard et le théoricien du design Thierry Chaput en 1985 au Centre Pompidou, visait à interroger l’impact radical des nouvelles technologies et des « technosciences » sur la société et, fondamentalement, sur l’identité humaine.
L’impact de cette manifestation sur l’identité humaine fut à la fois profondément philosophique (remise en question de la modernité et de la figure de l’Homme) et technologique (définition d’une nouvelle matérialité et d’une nouvelle relation Homme/Technique). L’exposition montrait la différence entre le projet moderne, qui veut l’émancipation et le progrès, et les nouveaux questionnements de la postmodernité. Elle invitait le visiteur à changer sa façon de voir la relation entre l’être humain et la matière. Les organisateurs remettaient en question l’idée que la matière était seulement un objet d’action humaine.
L’exposition parlait aussi de l’idée d’homme comme acteur, planificateur et mémoire. Elle cherchait à faire réfléchir les gens sur ce que signifie être humain. Quand on ne sait plus ce qui est vrai ou faux et que le monde n’est plus aussi clair, on a moins de contrôle sur ce qui se passe et le but était de sensibiliser le public aux enjeux de ces changements, en utilisant des formes artistiques, littéraires et scientifiques, et en sollicitant à la fois les sens et l’intelligence.
L’exposition évoquait l’arrivée de l’informatique dans la société et de la façon dont l’art, la science et la technologie vont changer à l’ère de la technologie et de la science. Bref, Les Immatériaux » a été une exposition historique.













