
On connaît tous la définition du tableau faite par Alberti dans son livre Della Pittura “Je trace d’abord sur la surface à peindre un quadrilatère de la grandeur que je veux, et qui est pour moi une fenêtre ouverte par laquelle on puisse regarder l’histoire”, l’art et son Histoire l’a commentée, décortiquée, etc.
Aujourd’hui on parle de “fenêtre contextuelle” et c’est le titre d’un article du dernier ART REVIEW (novembre 2025) : What is the Context Window ?
L’article en question est un extrait d’une discussion entre cinq artistes — Avery Singer, Simon Denny, Holly Herndon, Mat Dryhurst et Jon Rafman abordant l’impact et l’avenir de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine artistique. Les artistes, tous impliqués dans les technologies d’IA, débattent de la nécessité de définir un nouveau mouvement, tel que l’art « post-IA » ou le « média neuronal », pour contrer la lassitude des étiquettes existantes, comme le post-Internet. La conversation explore des concepts tels que l’utilisation de l’IA comme outil créatif, la perte de valeur de l’artefact unique face à la génération infinie de contenu, et la politique complexe du droit d’auteur et de l’« IA éthique ». Ils proposent de considérer la valeur de l’art non plus dans l’objet fini, mais dans la pratique ou le « protocole » qui régit la création, suggérant que le contexte dynamique (la « fenêtre contextuelle ») est désormais la ressource la plus précieuse et contemporaine.


